Capnomancie

Etymologie :

Du grec kapno (fumée) et manteia (divination)

Définition :

Nom féminin singulier.
Divination d'après l'étude de la fumée

Origine :

L’histoire veut que ce soit le fils d’Adam et Ève, Caïn, le premier homme à avoir utilisé la capnomancie. Bien sûr, aucun écrit ne le prouve.

Il est cependant certain de son utilisation par les grecs des temps anciens. Ces derniers, lors de leurs sacrifices, généralement humains, analysaient l’odeur et l’aspect de la fumée dégagée par le corps tout au long de la crémation. Cette analyse leurs permettait de connaitre le désir des dieux. Si la fumée rampait sur le sol, cela signifiait le mécontentement des Dieux. Au contraire, si la fumée légère et peu épaisse s’élevait droit vers le ciel, les Dieux donnaient leur approbation.

A l’époque médiévale, les sacrifices humains furent remplacés par les plantes. Il n’était plus question de bruler des corps mais des graines de verveine, de jasmin, de sésame, de lavande, de romarin ou d’autres plantes sacrées. Les devins utilisaient aussi des plantes hallucinogènes comme le chanvre ou le pavot car leur fumée leurs permettait d’arriver à un état de transe plus rapidement. D’autres encore, respiraient cette fumée, pensant qu’elle donnait l’inspiration.

De nos jours, certaines populations, les aborigènes d’Australie par exemple, utilisent toujours la capnomancie.

D’autres disciplines sont liées à la capnomancie ou en découlent. La Pyromancie (divination par les flammes), la Sidéromancie (consiste à analyser la forme que prennent un nombre impair de brins de paille jetés sur un fer chauffe a blanc), l’Halomancie (interprétation des étincelles produites par du sel lancé sur le feu), la Pyroscopie (étude sur une feuille blanche des traces de papier préalablement brulé), la Causinomancie (étude des objets jetés dans le feu) etc…


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