Etymologie :
Du grec katoptron (miroir) et manteia (mancie ou divination)
Définition :
Nom féminin singulier.
Mode de divination utilisant un miroir.
Origine :
La catoptromancie existe depuis la plus haute antiquité. Elle était exercée sur des miroirs en fer, cuivre, or ou argent polis.
Les premières traces de la catoptromancie, ont été retrouvées en Chaldée et en Mésopotamie (Irak actuel).
Vers 174 après JC, la description de Pausanias le Périégète, plutôt éloquente d’un rituel s’effectuant avec un miroir que l’on trempe dans une fontaine quelque part en Grèce, laisse à penser que la catoptromancie était une méthode de divination coutumière.
En 193 après JC Spartianus dénonce L’Empereur Romain Didius Julianus, d’avoir recours à des pratiques similaires.
Plus récemment, pendant la Renaissance, le Docteur Jean Fernel (1498-1558) avoue avoir eu recours à la catoptromancie et d’avoir vu des visages fantomatiques très expressifs dans un miroir.
Il ne suffit pas d’un miroir pour prétendre avoir recours à la cartomancie. Un contexte et une atmosphère particulière sont recommandés. Une pièce sombre, une simple bougie pour éclairage et un peu d’encens feront l’affaire.
Une tradition anglo-saxonne raconte qu’une jeune fille munie d’une bougie, rencontrant un miroir, la nuit d’halloween, pourra voir s’y refléter le visage de son futur époux. Si cependant, elle y voyait une tête de mort, ce serait l’annonce de son décès avant d’être mariée.
Une légende urbaine prétend que si l’on répète 13 fois bloody mary devant un miroir d’une pièce sombre éclairée par une bougie, il y apparait le visage d’une femme ensanglanté qui vous agresse.
Il existe une discipline apparentée à la Catoptromancie, la Gastromancie qui est l’interprétation des images qui se forment par la réfraction de lumière émanant de plusieurs chandelles placées derrière un vase de forme ronde et rempli d'eau. |