Etymologie
Dérivé de « voir », mot d’origine latine. Au XII ème siècle donne « voyeur » (guetteur). Au XV ème siècle donne « voyant » (qui voit l’avenir) puis au XIX ème , « voyance » (technique du voyant).
Définition
Nom féminin singulier.
Don de voir des événements se déroulant ailleurs ou même dans le passé ou dans le futur.
Faculté de voir avec clarté, sagacité, pénétration, lucidité : Analyser une situation avec clairvoyance.
Forme de perception extrasensorielle d'objets ou d'événements.
Origine
La numérologie daterait de plus de dix mille ans.
Il y a des milliers d’années, lorsque les premiers hommes ont pris conscience des éléments qui les entouraient (eau, étoiles, comètes, etc.) et des phénomènes qui se produisaient (lever et coucher du soleil, différentes phases de la lune, éclipses, etc.), certains d’entre eux ont cherché à les interpréter et essayer de deviner ce qu’ils pouvaient annoncer pour leur avenir.
Environ 2500 ans avant J.-C., au sud de la Mésopotamie (Irak actuel), la civilisation de Sumer jeta les bases de l'astronomie et l'astrologie. Encouragés par les souverains, les prêtres astronomes et astrologues ont poussé au fil des générations de plus en plus loin les observations des phénomènes météorologiques et astronomiques, dans un but prospectif. Toutes ces connaissances nourriront les civilisations suivantes : grecque, romaine, arabe…
Péninsule du Yucatan, Mexique, 1000 ans avant J-C., les Olmèques posent les bases d'une astrologie permettant de prévoir le climat. Système repris par les incas, il est aujourd’hui toujours utilisé par les paysans des Andes pour la culture de la pomme de terre.
Dans l’Ancien Testament, une loi détaillée (Deutéronome 18.10-12) interdisant l’utilisation de pratiques mantiques, laisse à penser que les tribus d’Israël avaient fréquemment recours aux usages de la divination.
L’Antiquité Romaine fut la période des Aruspices, Divins recherchant des présages dans l’examen des entrailles des victimes. Cette méthode leur permettait de juger les crimes.
À la même époque se développa en Asie le Yi King (ou Yi Jing : basé sur la philosophie taoïste du Yin-Yang. Outre la méthode des tiges d’achillée, on utilise aujourd’hui une méthode abrégée dans laquelle on se sert, ordinairement de vieilles pièces de bronze chinoises percées au milieu. Cet oracle repose sur 64 figures (ou hexagrammes) constituées par l'empilement de six traits, qui peuvent être pleins ou brisés, mutables ou non. Par le jeu des mutations, on arrive donc à 4 096 combinaisons possibles. L'interprétation des hexagrammes est écrite dans le "Livre des mutations" (Yi-King), qui appartient incontestablement aux livres les plus importants de la littérature universelle. Cet ouvrage métaphysique taoïste de la Chine antique est attribué au souverain Fo Hi, qui l'aurait rédigé pendant une période d'emprisonnement. Cet antique outil d'aide à la décision connut un regain de popularité dans les années 1960 dans certains milieux intellectuels, notamment aux États-Unis.
En Inde Antique, les prêtres utilisaient des plantes psychotropes, le Soma, sous forme de boisson hallucinogène. Cette pratique qui trouve probablement son origine dans les sociétés primitives et le chamanisme, leur permettait de « voir les Dieux ».
Durant le Moyen Âge, principalement en Europe, ce sont les astres qui redeviennent le support préféré des voyants : l'astrologie prend son essor. D'après la théorie chrétienne d'alors, les étoiles sont en effet des disques derrière lesquels se cachent des anges ou des chérubins, et leur mouvement est en fait un signe. Le ciel s'organise en constellations, les années en périodes zodiacales, permettant par de savants calculs de déterminer l'horoscope.
Nostradamus astrologue reconnu de son vivant, rencontrait et conseillait nombre de personnalités. Il écrivit un ouvrage dans lequel il dévoile, selon lui, tous les événements qui devraient se dérouler jusqu'en 2060 environ, date de la « fin d'un monde ». Il a établi des prévisions qui, de par la forme employée, sont proprement indéchiffrables, ou tout du moins sujettes à une foule d'interprétations possibles. Nostradamus utilisa un langage difficilement compréhensible de tout à chacun pour éviter d’être poursuivi pour hérésie.
De manière générale, diverses disciplines constituent les "arts divinatoires" : tarots, astrologie, boule de cristal, etc. Ces pratiques sont bien implantées dans la société. On estime qu’un peu plus de 20% des femmes et environ 10% des hommes en France ont déjà consulté au moins une fois un ou une voyant(e).
Legislation
Pour le droit français, jusqu’en 1994, l’exercice de la voyance était un délit prévu et puni par le Code Pénal. Le 01 mars 1994, l’article R.34 7 de l’ancien Code Pénal a été supprimé amendant ainsi les législations répressives de 1834 et 1945.
A titre d’exemple, voici une partie des articles amendés :
Article 479 : Loi du 28 avril 1832. Seront punis d’une amende de 1300 à 1800 francs … toute personne faisant métier de deviner, pronostiquer ou expliquer des songes.
Article 480 : Seront punis d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 jours, les devins ou interprètes de songes.
Article 481 : Seront, de plus, saisis et confisqués … les instruments, ustensiles et costumes …
Différentes disciplines
Les principales disciplines constituant les moyens de réaliser une voyance, seul ou assister d’un praticien, sont :
- l’astrologie, dont l’horoscope est un des moyens
- la cartomancie avec entre autres les tarots
- la numérologie
- les runes
- la chiromancie, lecture des lignes de la main
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